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Doinreporter : opération Stade Vélodrome à Marseille

Salut, moi c’est Paul. J’ai eu la chance d’être le reporter de Doinsport au stade Orange Vélodrome de Marseille lors de la dernière journée de Ligue 1 Conforama. Et j’en ai encore des étoiles dans les yeux.

 

18h : Les préparatifs avant le match de l’Olympique de Marseille

 

Un match de foot, ça se prépare. Un match au Vélodrome, ça se travaille. Ce mythique stade de l’Hexagone possède une aura toute particulière. On parle tout de même du second stade de France en terme de capacité (plus de 67 000 places), un lieu fort de la Coupe du Monde 1998, mais surtout du lieu de résidence de l’Olympique de Marseille.

 

Maillot de l’OM sur les épaules, accent chantant et sourire aux lèvres, je décide de me plier aux coutumes : j’attaque le pastaga. À ce moment précis, je ne sais pas si c’est la pression qui monte mais je commence à rentrer dans le match. Dans les bars, ça parle foot, ça rigole, ça se détend après la saison en demi-teinte du club “qui rend fada”. Enfin, puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, on attaque une dernière fois le pastaga. Cette fois c’est la bonne : je peux prendre la direction de l’arène.

 

19h : Droit au but à Marseille

 

Il est encore tôt. Nous sommes à deux heures du début de la rencontre. L’excitation est palpable mais l’effervescence ne se fait réellement sentir que lorsque je pénètre dans le métro. Dedans, on ne gueule pas : on chante fort. Les souterrains de Marseille tremblent aux moindres “Aux armes”. Ma destination, le terminus de la ligne 2, approche et les rames sont de plus en plus pleines. L’ambiance atteint son paroxysme quand soudain, plus un bruit. Plus rien. Le métro sort à l’air libre et le spectacle est époustouflant : c’est notre première vraie rencontre avec l’Orange Vélodrome. Les courbes délicieuses de son toit blanc épouse parfaitement le bleu du ciel, comme si les couleurs du club étaient même sur le maillot du climat.

 

Puis nous arrivons au terminus et nous rejoignons le parvis. Plus j’approche de l’immense enceinte blanche, plus je prends conscience des détails de l’édifice. Mes pas sont de moins en moins rapides, je profite. Dernier coup d’oeil avant d’entrer dans le stade, la Bonne Mère veille sur nous. Tout se passera bien, c’est désormais une certitude.

 

20h : Chanter comme Depé

 

C’est le dernier match de la saison et donc c’est le dernier moment pour faire la fête tous ensemble et féliciter les supporters les plus assidus. Au programme : une musique d’ambiance, un enchaînement de remerciements au micro du virage Nord, etc. Puis d’un coup, la composition d’équipe tombe et tous le monde y va de son avis : “J’aurais pas fais-ci, j’aurais pas fais-ça”, “Vivement que Rudi Garcia dégage”, etc.

 

Une fois l’adrénaline retombée, je m’aventure dans les travées pour profiter de la ferveur avec les supporters déjà présents. Un vendredi soir après une saison compliquée, il se dit que l’OM ne fera pas le plein ce soir. Et pourtant, rien n’entache la passion : 53 788 spectateurs étaient présents.

 

À mesure que le stade se remplit, les animations se rapprochent. Dans un immense moment d’euphorie collective, les petits morceaux de papier que l’on nous avaient déposés pour les sièges (aussi appelés papellitos) s’envolent dans les airs à l’entrée des joueurs sur le gazon. Les chants sont repris partout, c’est la fête : le match peut commencer.

 

21h : Olympique de Marseille – Montpellier

 

C’est le coup d’envoi. Pour découvrir le compte-rendu de la rencontre, je vous invite à regarder cette vidéo.

 

C’est la mi-temps sur un score nul et vierge. Le temps de refaire la première période, de râler bien entendu mais surtout de se remémorer les meilleurs moments de la saison. Devant moi, tenant le micro, un chanteur marseillais se sert du match comme tremplin pour débuter sa carrière.

 

L’ambiance est excellente malgré le résultat décevant. Mais à l’image de son public, l’OM n’a pas renoncé et notre champion du Monde Florian Thauvin est venu libérer le Vélodrome. Il a d’ailleurs frôlé le doublé, avant que l’arbitre ne le signale en position d’hors-jeu.

 

Le match a pris fin, l’OM a gagné (1-0) et termine la saison à la 5ème place de la Ligue 1 Conforama.

 

23h : la surprise et le retour

 

En quittant le stade, je ne croise pas de supporters mais bel et bien des amis  (des collègues comme dit ici), tous souriants. Cette fin de saison sur une bonne note permet au moins aux amoureux de l’Olympique d’oublier le temps d’un instant l’échec du classement. Les regrets viendront après. Sauf pour moi.

 

Cette soirée incroyable m’a immédiatement peinée. Je m’apprêtais à quitter le Vélodrome, pour au moins tout cet été. Alors j’ai tenté le tout pour le tout (je veux dire, je suis quand même DoinReporter non ?) et je suis descendu du virage. Au pied des grandes grilles qui séparent les spectateurs de la pelouse, j’avais repéré un vigile que je suis parti rencontrer. Nous avons parlé tous deux et, voyant que le stade n’était plus rempli, il m’a offert la possibilité d’accepter à la mythique pelouse du Stade Vélodrome.

 

Le retour fut sans aucun doute le plus heureux de ma vie. Dans le métro, les chants joyeux des uns côtoient les discussions admiratives des minots (“T’as vu Thauvin ? Il a fait ça, ça et ensuite il a fait bam”). Grâce à Doinsport, j’ai pu réaliser mon rêve le plus fou, dans la ville la plus folle de France. Je vous le disais, j’ai des étoiles plein les yeux, en plus d’en avoir une sur le maillot.

 

Et pour ça, merci Doinsport.

#WeAreDoinsport